Chapelle Saint-Antoine

En flânant sur la place du village, on pourrait croire que la chapelle Saint-Antoine a toujours fait partie intégrante du centre de Blonay. Pourtant, lors de sa fondation entre 1503 et 1507, par le noble Nicod de Cojonnex, elle se dressait à l’écart, isolée sur un terrain vague entre Cojonnex et Tercier. Ce modeste oratoire, construit à l’initiative de cette famille vassale des Seigneurs de Blonay, servait avant tout de chapelle funéraire privée.

Dès son origine, la chapelle dépend de la paroisse de La Chiésaz : c’est le curé qui y célèbre les offices, financés par les revenus des terres offertes par Nicod de Cojonnex. Si les messes publiques y sont tolérées, le droit de sépulture reste strictement réservé à la famille de Cojonnex. Ce privilège est toutefois étendu en 1509 à Nicod Guex et son épouse.

Avec le temps, la chapelle évolue, s’adaptant aux besoins et aux époques. Ses deux cloches, datées de 1520, témoignent de ses origines, même si leur installation exacte demeure incertaine. Au XVIIIe siècle, la charpente primitive et le plafond sont remaniés. Puis viennent les grandes restaurations de 1890, 1918, 1928, et enfin 1980, qui permettent de préserver cet édifice chargé d’histoire.

Les siècles passent, et avec eux, la chapelle évolue. Ses deux cloches, datées de 1520, rythment les offices. Au début du XVIIIe siècle, la charpente primitive et le plafond sont remaniés au XVIIIe siècle. Plusieurs restaurations ont lieu entre 1890 et 1980, sauvegardant ce précieux témoin du passé.

Fait insolite : en 1930, la nef est raccourcie pour permettre l’élargissement de la route. Ce compromis, entre respect du patrimoine et modernisation du village, ancre définitivement la chapelle dans le paysage urbain.

Depuis 1536 et l’arrivée des Bernois, la chapelle Saint-Antoine est affectée au culte protestant. Aujourd’hui encore, elle demeure l’un des plus anciens témoins de Blonay, simplicité et solennité au cœur de la vie communale.

Chapelle Saint-Antoine