Auberge communale

Au cœur de Saint-Légier-La Chiésaz, l’actuelle auberge communale est l’une des plus anciennes bâtisses encore debout du village.

Elle apparaît dès juin 1327 sous le nom de “Logis de la Chiésaz”, lorsqu’une certaine Marguerite de Blonay, en accord avec son fils Amédée, y établit la reconnaissance de droits sur des terres, bois et pâturages au bénéfice des sujets de Vevey, La Tour-de-Peilz et Blonay. À cette époque, la paroisse de Blonay couvre les hameaux de Tercier, Cojonnex, Saint-Légier et La Chiésaz. Ce lieu devient rapidement un pivot de la vie locale, siège des biens communaux et lieu de gouvernance.

Le plus ancien plan conservé aux archives de Saint-Légier-La Chiésaz, daté de 1668, mentionne un certain Ducraux comme propriétaire. Un procès-verbal de 1729 désigne l’endroit comme salle du “Cabaret de la Chiésaz”, point de rencontre et d’échange au sein du village. Plus de quarante tenanciers se succéderont au fil du temps, et c’est en 1821 que le lieu prend officiellement le nom d’auberge communale.

À partir de 1876, la Municipalité y tient séance dans la salle des mariages, située à l’étage. Mais la gestion de l’auberge se révèle souvent problématique pour les autorités. Finalement, en 1985, le Conseil communal et la Municipalité déménagent dans le nouveau bâtiment administratif. En 2002, la salle des mariages, accueillant les cérémonies civiles, est elle aussi désaffectée, à la suite de la réorganisation cantonale de l’état civil.

Aujourd’hui, l’auberge demeure propriété de la commune et conserve sa fonction première d’accueil et de convivialité. Transformée en restaurant, elle attire habitants et visiteurs grâce à sa cuisine gastronomique et raffinée, servis dans un cadre moderne et chaleureux avec une jolie terrasse. L’auberge dispose également d’un carnotzet et de six chambres d’hôtel.

Auberge communale